L'économie française subit un coup d'arrêt marqué. Face à une conjoncture dégradée, les principaux instituts revoient drastiquement à la baisse leurs prévisions de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) pour l'année 2026.
Le budget initial de l'État tablait sur une reprise de la croissance en 2026. Or, le ministre de l'Economie Roland Lescure a officialisé une révision à la baisse de la prévision gouvernementale, désormais fixée à 0,5% contre 0,7% en juin et 1% en début d'année. L'Insee se montre encore plus pessimiste, n'anticipant plus qu'une croissance plafonnée à 0,4%. Ce ralentissement brutal fait de la France l'un des pays les moins dynamiques de la zone euro, loin derrière l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. Pour l’Insee, quatre facteurs majeurs expliqueraient ce décrochage : la flambée des prix de l'énergie et la remontée l'inflation (attendue à plus de 3% en fin d'année) ; le ralentissement de la consommation sur fond de recul du pouvoir d’achat des ménages (-0,4% sur l’année) ; le repli des investissements des entreprises, freinés par l’incertitude économique intérieure et les tensions géopolitiques internationales ; l‘été caniculaire enfin, responsable à lui seul d’une baisse du PIB annuel de la France de l’ordre de 0,1 point.