Les taux de crédit immobilier confirment leur remontée depuis la rentrée 2026, avec une hausse moyenne de 0,10% à 0,20% constatée entre août et septembre.
Les taux moyens des prêts immobiliers s'établissent désormais autour de 3,43% sur 20 ans (jusqu'à 3,53% sur 25 ans), portés par le resserrement des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) et la remontée de l'OAT à 10 ans. Ils devraient continuer à grimper pour s'approcher d'une fourchette comprise entre 3,70% et 4% d'ici la fin de l'année.
L’évolution devrait toutefois rester contenue et être bien moins violente qu'en 2022-2023. En effet, la concurrence bancaire profite aux emprunteurs, et les établissements prêteurs acceptent de rogner leur marge afin d’attirer les profils solvables.
La baisse des prix immobiliers enregistrée depuis un an aide en partie à absorber cette hausse du coût des crédits. Elle n’est toutefois pas homogène sur l’ensemble du territoire. Les candidats à l’acquisition doivent désormais réduire leurs prétentions là où les prix ont progressé, car leur capacité d’achat immobilier se réduit.
Les ménages aux revenus modestes sont davantage impactés car ils subissent des hausses de taux proportionnellement plus marquées. L'augmentation des mensualités de remboursement d’emprunt fragilise leurs plans de financement, et elle se heurte aux limites strictes de taux d’endettement fixées par les autorités financières (35% maximum).
La hausse des taux d’intérêt de la rentrée 2026 a aussi des impacts pour les « bons » profils. Il vous en coûtera, par exemple, près de 11 000 euros de plus pour financer un achat de 300 000 euros à Toulouse remboursable sur 20 ans. Si votre budget n’est pas étirable, vous devrez vous contenter d’un achat de 56 m2 quand vous auriez pu acheter 59 m2 avant l’été.