Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
La Bourse de paris en difficulté
La place parisienne apparaît fragilisée : le poids des dépenses publiques et les difficiles négociations budgétaires pèsent sur les actifs français à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Alors que le taux d’emprunt du « 10 ans » a dépassé 4,80 % pour la première fois depuis 2008, la dette publique a atteint 119 % du PIB de l’Hexagone au T2. Par ailleurs, les investisseurs commencent à perdre espoir quant à un accord entre les États-Unis et l’Iran pour réinstaurer la paix autour des détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb. La remontée du Brent au-dessus des 100$ fait craindre pour l’inflation et pousse les rendements obligataires à la hausse. Ainsi, jeudi dernier, le CAC 40 perdait 0,52 % à la clôture avant de finir la semaine sur une séance à l’équilibre (- 0,04 %). L’indice parisien a poursuivi sur cette tendance lundi en terminant à + 0,01 %, mais a perdu du terrain mardi avec une baisse de 0,53 %. Et mercredi, le CAC s’est replié de 0,89 % à 7 964,51 points, cédant 1,96 % sur la séquence. Du côté des valeurs, Legrand signe la meilleure performance de la période, soutenue par son activité dans les datacenters, en gagnant 2,5 %. ArcelorMittal a chuté de 6,3 % : le groupe prévoit une charge de 1Md$ après des frappes sur son aciérie en Ukraine survenues vendredi. Enfin, côté baisse, Thales dévisse de 5,9 %, suivie de Stellantis qui perd 5,8 % sur la période.
Les taux continuent de monter
Après de solides hausses, la correction a été de mise à Wall Street. Au terme de la semaine qui s’est terminée mardi soir aux États-Unis, l’indice S&P 500 s’est tassé de 1,21 % à 7 670,84 points, le Nasdaq Composite cédant 1,64 %. En catimini, le trafic d’hydrocarbures empruntant le détroit d’Ormuz s’améliore, mais surtout à destination de l’Asie : si le Brent de mer du Nord reste supérieur à 100$, le WTI américain est revenu vers 90$. La tension des taux, elle, continue, le « 10 ans » ayant frôlé les 5,30 %, du jamais vu depuis 2007. En cause : l’inflation énergétique persistante, une Fed devenue plus « faucon », et les émissions massives de dettes des États et des entreprises, dont celles de l’IA. « Cette hausse du coût de l’argent continue de peser sur les valorisations boursières et les perspectives de financement des entreprises », commente Aurel BGC. En Asie, le Nikkei 225 japonais s’est octroyé un rebond de 2,67 % : malgré la tension des taux, la détente de l’offre de pétrole rassure. En revanche, en Chine, la baisse a été de mise, mais sa signification est réduite par deux jours fériés observés pour célébrer l’automne. En Europe enfin, le DAX 40 allemand s’est replié avec mesure de 0,70 %. Les valeurs de la défense et de l’auto ont été attaquées. Ainsi que BASF : selon le FT, le géant de la chimie a formulé une offre à 10,30Md€ sur son concurrent Evonik, qui l’aurait repoussée.