La charge des intérêts de la dette publique française pourrait atteindre 100 milliards d'euros par an à l'horizon 2028-2030, portée par la hausse historique des taux d'intérêt et un endettement record.
L’encours de la dette française a atteint 119% du PIB (Produit Intérieur Brut) au deuxième trimestre 2026, un niveau inédit depuis 1946. Les intérêts dus aux créanciers, eux, sont évalués à environ 79 milliards d'euros en 2026, ils devraient atteindre 91 milliards d'euros en 2027 et tendre vers les 100 milliards d'ici 2028-2030. Les causes de cette flambée tiennent à la fois à la hausse des taux d'emprunt à 10 ans (4,7%, du jamais-vu depuis la crise financière de 2008) et à l'incapacité chronique de nos gouvernants à contenir la dépense publique (350 milliards d'euros sont empruntés par an). Le remplacement des dettes anciennes arrivées à échéance par des emprunts beaucoup plus chers et les incertitudes pesant sur le vote du Budget 2027 devraient amplifier la crise. Les investisseurs en ont conscience et la France commence à inspirer de la défiance sur les marchés.