Les particuliers investissent de plus en plus sur les marchés financiers selon l'AMF. Les salariés sont aussi de plus en plus nombreux à miser sur les entreprises
La démocratisation de la Bourse atteint des sommets en France, marquant un changement structurel dans le comportement des épargnants. Selon les données publiées par l'Autorité des marchés financiers (AMF), plus de 1,2 million d'investisseurs particuliers achètent ou vendent désormais régulièrement des actions cotées. La quête de rendements face à l'inflation pousse de plus en d’épargnants à privilégier les actions en direct et les ETF (fonds indiciels cotés), dont le nombre d'adeptes a bondi de 39% en quelques mois.
Le support privilégié pour investir sur les marchés financiers est de loin le PEA. Il reste plébiscité pour son exonération d’impôt après cinq ans de détention, même s’il est désormais soumis à 18,6% de prélèvements sociaux.
En parallèle de l'investissement autonome, les salariés s’avèrent de plus en plus présents sur les marchés financiers à travers le cadre de leur entreprise. L'épargne salariale constitue un canal majeur de capitalisation pour des millions de ménages. Ce dynamisme est soutenu par la création du dispositif de partage de la valeur imposé aux PME rentables. Cela oriente atomatiquement une partie des profits professionnels vers les plans d'épargne entreprise.
Les avoirs des salariés dans les entreprises cotées sont en forte hausse grâce au succès des Fonds Communs de Placement d'Entreprise (FCPE). Les salariés choisissent de plus en plus de placer leurs primes d'intéressement, de participation ou les abondements de l'employeur dans des compartiments investis en actions de leur propre groupe ou dans des fonds diversifiés. Une stratégie qui leur permet de profiter des performances des marchés tout en bénéficiant d’une exonération totale d'impôt sur le revenu pour les sommes bloquées au sein d'un PEE (pendant 5 ans au moins) ou d'un PER Collectif (jusqu'à la retraite).