L’assurance vie et le Plan d’épargne en actions (PEA) sont les grands gagnants de l’année 2026 auprès des épargnants français. La première profite du rebond des fonds en euros, le second du boom des ETF (fonds indiciels).
Le retour de l'assurance-vie s'explique en grande partie par les performances de ses fonds en euros, à la peine ces dernières années mais de nouveaux attractifs en 2025. Les assureurs ont massivement remplacé leurs vieilles obligations à taux bas par des titres récents profitant de taux OAT 10 ans supérieurs à 4%. Résultat, le taux de rendement moyen des fonds en euros de l'assurance-vie s'est établi à 2,6% avant impôts l’an dernier, selon la fédération France Assureurs.
Les meilleurs contrats ont servi une rémunération supérieure à 3%, atteignant même 3,5% sur certains contrats. Face au livret en baisse (1,7% depuis août 2026), les fonds en euros sont logiquement redevenus le support privilégié des épargnants pour leur épargne de moyen terme. Le premier affiche désormais un rendement « réel » négatif, net de l’inflation, seuls les seconds permettent de préserver le pouvoir de son épargne en toute sécurité.
Le succès actuel des ETF auprès des investisseurs français profite en bonne partie au Plan d’épargne en actions (PEA). Les premiers permettent de bénéficier des performances des indices boursiers moyennant des frais minimes par rapport à ceux facturés par les fonds traditionnels gérés activement. Le second, lui, constitue l’enveloppe idéale pour faire fructifier un portefeuille boursier en profitant d’avantages fiscaux.
Le PEA peut héberger des fonds adossés aux indices européens, mais aussi aux indices mondiaux comme le MSCI World ou le S&P 500 via la « réplication synthétique » (swap). Face aux frais d'enveloppe cumulés de l'assurance-vie (fonds en euros + unités de compte), il s'impose comme le support imbattable pour loger des ETF d'actions internationales, maximisant l'effet des intérêts composés sur 10 ou 15 ans.