Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
Le CAC 40 sonné par le 17 octobre
La place parisienne a subi un choc additionnel après les violences du 17 octobre, qui ont ravivé les craintes des investisseurs sur la capacité du gouvernement à redresser les finances publiques. Sur le marché obligataire, le rendement du « 10 ans » français a dépassé le seuil des 5% ce mercredi pour la première fois depuis 2002. À ces tensions hexagonales s’ajoutent les soubresauts du pétrole. Des informations non confirmées sur une possible relance des négociations pour mettre fin à la guerre en Iran ont brièvement soutenu les actions européennes. Ainsi, le CAC 40 a grimpé jeudi de 0,78%, avant de clôturer en hausse de 0,28% vendredi.
Lundi, l’indice parisien a nettement reculé de 1,11% après un week-end très mouvementé. Alors que mardi le CAC 40 a perdu 0,38%, il s’est repris de 1,06% mercredi à 7 921,68 points. Sur la séquence, le benchmark termine sur une progression de 0,62%. Du côté des valeurs, Carrefour chute lourdement de 13,08% après avoir révisé à la baisse ses objectifs annuels, malgré une activité supérieure aux attentes au T3. Dans le rouge également, Michelin perd 8,83% et Schneider Electric recule de 5,79%. Au contraire, EssilorLuxottica bondit et affiche la meilleure performance de la semaine avec une hausse de 17,35% grâce à un CA supérieur aux attentes au T3.
Le Brent à 110$ et des doutes sur l’IA
L’inquiétude était de retour sur les Bourses des États-Unis : ces huit derniers jours en date de mardi soir, le S&P 500 s’est tassé de 1,19% à 7 712,57 points quand le Nasdaq Composite reculait plus lourdement de 2,87%. Le premier facteur négatif est conjoncturel : si le « 10 ans » est revenu sur 5,10%, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reste perturbé, et le Brent se traite vers 110$ le baril. Le second tient à l’IA : le doute assaille certains acteurs de la chaîne, ceux du « neocloud » qui installent des puces dans des data centers et louent de la puissance de calcul correspondante aux grands noms de l’IA.