Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
Le CAC 40 toujours sous pression
Nouvelle semaine mouvementée pour le CAC 40, qui a d’abord souffert de la hausse du taux d’emprunt à 10 ans de la France, qui a dépassé pour la première fois depuis 2002 les 5 % en fin de semaine dernière. L’OAT est depuis repassé sous cette barre symbolique, bien aidée en cela par le maintien de la note française délivrée par Moody’s vendredi soir alors que nombre d’observateurs jugeaient inévitable une dégradation. Une accalmie bienvenue malgré de fortes inquiétudes autour de la dette hexagonale et alors que les débats budgétaires pour 2027 restent houleux. Les publications trimestrielles continuent, avec quelques bonnes surprises et des déceptions largement sanctionnées. Ainsi, l’indice de la place parisienne a cédé 1,39 % jeudi dernier, puis 0,36 % le lendemain. Une note plus positive au retour du week-end, avec un gain de 0,83 %, laquelle s’est prolongée mardi avec une hausse de 0,51 %. Le benchmark, dans l’attente de la réunion de la BCE demain jeudi, termine à l’équilibre parfait ce mercredi à 7 886,96 points, reculant de 0,44 % sur la période. Du côté des valeurs, une fois n’est pas coutume, Stellantis enregistre la meilleure performance sur la semaine avec un bond de 12,4 % après que la direction a annoncé que ses objectifs de réduction de coûts seront dépassés. À l’inverse, Kering décroche de 18,3 % après un T3 décevant.
L’IA et le pétrole toujours en vedette
C’est une semaine contrastée qu’ont connue les Bourses à travers le monde depuis notre dernier point hebdomadaire. Aux États-Unis, les publications trimestrielles concentrent l’attention des investisseurs avec des fortunes diverses. Les technos s’en sortent plutôt bien, à l’image de SpaceX qui a bondi de 7,7 % sur une séance entraînant avec elle les valeurs IA, qui ont retrouvé de l’allant, bien que les questions liées aux investissements colossaux envisagés demeurent toujours présentes. À noter qu’Anthropic a déposé son dossier d’introduction en Bourse, et pourrait constituer la plus grande IPO de l’histoire, et ce dès novembre. En revanche, le pétrole a continué de flamber et le Brent dépasse désormais les 115$ le baril, ce qui pèse sur le marché. Au final, ces signaux contradictoires ont amené le S&P 500 et le Nasdaq à rester stable sur les cinq dernières séances, avec des hausses de respectivement 0,19 % et 0,20 %. En Asie, le Nikkei 225 s’est tassé de 1,03 %, également ballotté par les revirements des investisseurs sur l’IA, craintes encore plus accentuées à Hong Kong, où le Hang Seng s’est replié de 2,37 %. Le CSI 300 chinois s’est mieux comporté, avec une baisse limitée de 0,68 %. Enfin, en Europe, le DAX 40 allemand s’est adjugé 1,19 % sur la période.