Le Fonds monétaire international (FMI) vient d’ajuster sa prévision de croissance mondiale à 3,1% pour l’année 2026. Le boom des investissements dans l'intelligence artificielle a amorti le choc énergétique provoqué par le conflit au Proche-Orient.
Avec une croissance de 2,3% sur l’ensemble de l’année, les États-Unis restent en 2026 l’une des économies occidentales les plus florissantes. Ces bons résultats sont pour l’essentiel dus aux investissements massifs faits par les géants de la Tech dans les infrastructures d’intelligence artificielle, les datacenters notamment.
Sur le Vieux continent, seule l’Espagne affiche une prévision de croissance supérieure aux USA, de 2,5%, confirmant ainsi son statut de moteur de la zone euro. L’Allemagne, elle, amorce un timide redressement avec une croissance aux alentours de 1,3%, après plusieurs trimestres de stagnation, voire de récession. La France, plombée par une dette abyssale, un déficit public record et une instabilité politique grandissante, est le cancre de la zone euro. Sa croissance ne devrait pas dépasser 0,3%, loin du 1% prévu par le gouvernement au début de l’année.
L'économie chinoise, pénalisée par une profonde crise immobilière nationale et le choc énergétique mondial, devrait afficher une croissance en recul de 4,5% cette année. À l'inverse, l'Inde maintient une trajectoire spectaculaire et reste la grande économie à la croissance la plus rapide du monde selon le FMI. Elle devrait atteindre 7% sur l’ensemble de 2026.
Le Moyen-Orient, au contraire, est plongé dans une crise économique sans précédent depuis le 28 février 2026 et le déclenchement du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. La région subit de plein fouet une récession d’environ -3,3%, conséquence directe des perturbations sur les routes maritimes et l'extraction de pétrole.