Les Bourses américaines et européennes ont nettement progressé après la victoire des démocrates aux élections de mi-mandat. Les investisseurs espèrent une inflexion de la politique américaine au Moyen-Orient. Le pétrole et le dollar reculent, mais les valeurs liées à l’intelligence artificielle sont sous pression.
Wall Street et l’Europe dans le vert
Avec une hausse de 1,6% mercredi 4 novembre, le S&P500 a salué le résultat des élections américaines. Le Dow Jones a gagné plus de 3% et le Nasdaq, 1,4%. Les démocrates ont repris le contrôle des deux chambres du Congrès, réduisant les marges de manœuvre législatives de Donald Trump. Les investisseurs anticipent notamment une possible inflexion de la politique américaine au Moyen-Orient. La baisse du pétrole a également soutenu les actions.
Sur le Vieux Continent, le mouvement a été tout aussi marqué : le CAC 40 a gagné 2,19% et l’indice européen Stoxx 600, 1,86%, mercredi. Les résultats d’entreprises ont également contribué à cette progression. Les énergies renouvelables ont bénéficié des espoirs d’une politique américaine plus favorable. À l’inverse, les valeurs de défense, dont Thales, ont reculé.
La technologie asiatique sous pression, le dollar en recul
Les valeurs liées à l’intelligence artificielle connaissent un lendemain de scrutin plus difficile. Les investisseurs redoutent davantage de contraintes sur le développement des centres de données. En Asie, les marchés les plus exposés aux semi-conducteurs ont souffert jeudi 5 novembre : le Kospi sud-coréen a perdu plus de 5% et le Nikkei japonais, près de 2%.
Les obligations américaines ont, au contraire, attiré les acheteurs, faisant reculer leurs rendements. Le dollar a également perdu du terrain. Pour les détenteurs français d’actifs américains non couverts contre le risque de change, cette baisse réduit la performance une fois convertie en euros. Une hausse à Wall Street ne se traduit donc pas nécessairement par un gain équivalent en euros.