Alors que le projet de loi de finances initial envisageait de geler le barème de l’impôt, le gouvernement a finalement décidé d’indexer ses tranches de 0,9% pour tenir compte de l’inflation. Une bonne nouvelle pour tous ceux dont les revenus ont progressé au même rythme que les prix en 2025.
Le projet de loi de finances pour 2026 présenté par le gouvernement en octobre 2025 ne proposait aucune revalorisation des tranches du barème progressif pour le calcul de l’impôt 2026 sur les revenus de 2025, reconduisant à l’identique le barème en vigueur pour le calcul de l’impôt 2025 sur les revenus de 2024. L’Assemblée nationale envisageait pour sa part une revalorisation de 1,1% pour tenir compte de l’inflation, le Sénat une revalorisation de 1% limitée à la deuxième tranche d’imposition taxée à 11% et un gel des tranches supérieures taxées à 30, 41 et 45%.
Faute de promulgation de la loi au Journal officiel fin 2025, ces hypothèses sont caduques. Et sans loi de finances, le barème de l’impôt sera effectivement gelé à son niveau de 2025 en 2026. Le gouvernement espère toutefois faire adopter le budget dans les prochaines semaines, via la procédure constitutionnelle de l’article 49 alinéa 3. Aussi, pour limiter le risque de censure parlementaire, et éviter toute hausse des impôts des ménages, il a décidé de revaloriser les tranches du barème de 0,9% pour l’imposition des revenus de 2025, soit l’équivalent de l’inflation de l’année dernière constatée par l’Insee.
Cette revalorisation est destinée à neutraliser les effets de l’inflation sur le niveau d’imposition des foyers fiscaux. Grâce à elle, ceux dont les revenus ont progressé au même rythme que les prix en 2025 ne changeront pas de tranche d’imposition et ne seront pas surtaxés en 2026. Par ailleurs, quelques 200 000 foyers aux revenus modestes qui n’étaient pas imposables en 2025 le resteront en 2026, alors qu’ils seraient entrés dans l’impôt avec un barème gelé.