Une nouvelle baisse de la rémunération servie par l’épargne règlementée est attendue en février 2026, après celle intervenue an août 2025. Le taux du livret A, du LDDS et du LEP devraient fondre de 0,3 point.
Les taux des livrets réglementés sont révisés deux fois par an, sur proposition de la Banque de France, le 15 janvier (pour une application le 1er février) et le 15 juillet (pour une application le 1er août). Par ailleurs, en cas de circonstances exceptionnelles (forte volatilité des marchés monétaires et de l’inflation), la Banque de France peut procéder à deux révisions supplémentaires, le 15 avril (pour une application le 1er mai) et le 15 octobre (pour le 1er novembre).
Cette révision est effectuée en fonction de l’évolution de deux paramètres : l'inflation et les taux des prêts interbancaires. Les deux ayant fortement chuté début 2025, le livret A et le livret de développement durables et solidaire (LDDS), placements détenus par près de 80% des Français, ont enregistré un recul de leur rémunération de 0,7 point en août dernier, passant de 2,4% à 1,7%. Le livret d’épargne populaire (LEP), placement réservé aux épargnants aux revenus modestes, a pour sa part vu sa rémunération fondre de 0,8 point, passant de 3,5% à 2,7%.
Les mêmes causes produisant généralement les mêmes effets, une nouvelle baisse de l’épargne règlementée est attendue en février 2026. Car l'inflation a plafonné à 0,8% en décembre et à 0,9% au second semestre 2025, selon les derniers chiffres publiés par l’Insee début janvier. Par ailleurs, les taux interbancaires ont continué à se replier sur la période.
Résultat, le taux technique du livret A et celui du LDDS devraient tomber à 1,40% le 1er février, en baisse de 0,3 point. Par ailleurs, le taux du LEP pourrait tomber à 1,90%, en cas d’application stricte de sa formule de revalorisation. Les pouvoirs publics pourraient toutefois décider de maintenir l’écart d’un point avec le livret A existant depuis un an, et réduire son taux à 2,70% à compter du 1er février 2026.