Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
Le CAC 40 reste à distance de ses sommets
Depuis notre dernier pointage il y a deux semaines, l’indice phare de Paris a connu deux phases très différentes. Il a dans un premier temps dévissé depuis ses plus hauts historiques, bousculé comme à l’accoutumée par les déclarations tonitruantes de Donald Trump. Celui-ci a menacé de s’emparer du Groenland puis d’imposer de nouvelles taxes douanières à ses alliés récalcitrants, notamment à la France via le champagne. L’affolement a cependant été de courte durée, puisqu’une fois le Forum économique de Davos achevé, le président américain est revenu sur ses menaces en évoquant un accord avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte. La semaine dernière, le CAC 40 s’est donc fortement repris jeudi, avec un gain de 0,99%. Il s’est stabilisé ensuite, avec un léger recul de 0,07% vendredi. La prudence était toujours de mise au retour du week-end, avec une séance en repli de 0,15% lundi, et une hausse un peu plus marquée mardi (+ 0,27%). L’indice termine sur une note plus pessimiste ce mercredi, - 1,06%, à 8 066,68 points, plombé par les valeurs de luxe après des comptes annuels de LVMH jugés décevants : il cède finalement 0,03% sur la semaine. Du côté des valeurs, Orange enregistre la meilleure performance sur la séquence et bondit de 8,6% quand, sans surprise, LVMH termine lanterne rouge avec une baisse de 7,2%.
Toujours des records à Wall Street
Depuis le dernier pointage de La lettre 2154 du 13 janvier dernier, les places boursières des États-Unis sont restées quasi stables. Sur ce laps de 15 jours, le S&P 500 a grappillé 0,21% à 6 978,60 points, et le Nasdaq Composite 0,45%. Ce qui masque un mouvement en « V » puisque durant la première des deux semaines, les indices ont cédé environ 3 %. En cause : l’intention de Donald Trump d’annexer le Groenland, assortie de menaces de droits de douane. Mais ce risque s’étant ensuite atténué, un rebond a suivi, d’autant que les premiers résultats des entreprises ont été globalement salués. En lien avec la thématique IA, ceux des Gafam sont attendus avec confiance. D’ailleurs, les deux indices viennent d’inscrire de nouveaux records. Globalement, le marché escompte de nouveau une croissance des bénéfices des valeurs du S&P 500 de plus de 10% cette année. Et si, comme prévu, la Fed a maintenu son principal taux directeur à 3,50/3,75%, le consensus compte sur deux baisses cette année après le départ présumé de Jerome Powell, en mai. En Asie, le contraste était de mise. Le Nikkei 225 japonais, saisi de doute sur le Takaichi Trade, s’étiole : la Première ministre pourra-t-elle financer sa relance budgétaire, se demande le marché ? Et la vigueur retrouvée du yen pèse sur les valeurs exportatrices, nombreuses sur la cote tokyoïte. En Chine, le CSI 300 continental s’est tassé de 0,50% faute de nouvelles conjoncturelles enthousiasmantes, mais le Hang Seng de Hong Kong a pris 3,06% grâce aux grandes technos locales. En Europe enfin, le DAX 40 s’est tassé de 2,07%, les valeurs « défense » tendant à corriger après leurs sommets.