Selon l’Insee, l’économie française devrait connaître, au premier semestre 2026, une croissance modérée de 0,3% au cours des deux premiers trimestres.
Si l’économie française a su tirer son épingle du jeu en 2025 avec une croissance de 0,9%, le début de l’année 2026 risque d’être plus incertain estime l’Insee dans une note de conjoncture publiée en décembre. En cause, les mauvais résultats de notre commerce extérieur, en particulier dans les produits agricoles et agroalimentaires, segments habituellement excédentaires de la balance commerciale française.
En 2025, le solde alimentaire s’est particulièrement dégradé vis-à-vis des pays extra-européens. Il devrait se redresser partiellement, d’ici à mi-2026, grâce à plus d’exportations de céréales notamment. Selon l’institut, le commerce extérieur pèsera sur la croissance du premier trimestre et aura un effet neutre au deuxième trimestre.
La croissance devrait néanmoins légèrement progresser pour atteindre 0,3% au cours de chacun des deux premiers trimestres, grâce à la stabilité des dépenses de consommation. L’institut anticipe néanmoins une baisse du pouvoir d’achat des ménages, qui devrait être affecté par une inflation en probable hausse de 1,6% sur la période de janvier à juin.
Sur le front de l’emploi, l’activité devrait également accélérer de 0,3% par trimestre sur les six premiers mois de l’année, en raison notamment d’une reprise de la production manufacturière. L’investissement des entreprises devrait progresser au même rythme (+0,3% au premier trimestre, puis +0,4% au deuxième).
Toutefois, ces prévisions établies en fin d’année dernière ne tiennent pas compte de l’absence de budget en France pour 2026 à la mi-janvier. Les ménages et les entreprises pourraient modifier leurs comportements économiques face à tant d’incertitudes.