Selon le prestigieux magazine britannique, l’économie tricolore s’en est plutôt bien sortie en 2025, se classant devant l’Allemagne et les États-Unis. Le Portugal domine le classement, après l’Espagne en 2024.
Dans son classement annuel des économies mondiales, publié en décembre dernier, l’hebdomadaire britannique The Economist place la France en 11e position, devant par exemple le Japon (12e), les Etats-Unis (17e) ou l’Allemagne (20e). Ce classement, évaluant 36 pays pour la plupart riches, est basé sur cinq indicateurs : l’inflation, l’ampleur de l’inflation, le produit intérieur brut (PIB), l’emploi et la performance boursière.
Si l’Hexagone s’en tire bien, c’est en partie grâce à son inflation, l’une des plus faible de l’Union européenne l’an dernier (0,9% en novembre sur un an, selon l’Insee). Dans une moindre mesure, c’est également grâce à sa croissance, légèrement plus élevée qu’attendue (0,9% du PIB en 2025, contre 0,8% anticipé par l’Insee en septembre). Toutefois, le déficit et la dette publique ne font pas partie des critères d’évaluation, profitant ainsi à la France.
Après l’Espagne en 2024, le Portugal domine le classement en 2025. Le pays a combiné une forte croissance de son PIB, une faible inflation et des marchés financiers en hausse. Il tire aussi profit de la bonne santé du tourisme et des riches étrangers y déménageant pour profiter d’une fiscalité avantageuse. La Grèce s’en sort également très bien, classée en sixième position en 2025 après avoir été première en 2022 et 2023.
Les États-Unis pointent, eux, à la 17e place du classement de The Economist, derrière la plupart des pays européens, y compris la Slovénie, la Pologne ou encore la Belgique et l’Italie. Son marché du travail est certes solide mais l’inflation est en hausse, provoquée notamment par la politique agressive des droits de douane mise en place par Donald Trump.