Plusieurs réformes fiscales ont été adoptées depuis un an. Certaines vont avoir un impact sur le calcul de l’impôt sur vos revenus de 2025.
Les tranches du barème fiscal sont revalorisées de 0,9% pour le calcul des impôts sur les revenus de 2025. La volonté du Gouvernement de le geler à son niveau de l’année dernière a été abandonnée. Grâce à cette indexation, vos impôts n’évolueront pas si vos revenus ont augmenté au même rythme que l’inflation en 2025, et vous allez profiter d’une légère baisse si vos revenus ont stagné.
L’abattement de 10% applicable sur les pensions et l’abattement forfaitaire applicable sur les revenus des personnes âgées modestes sont maintenus. Le Gouvernement souhaitait remplacer le premier par un abattement fixe de 2 000 euros par pensionné, et réserver le second aux invalides aux revenus modestes. Il a toutefois fait machine arrière face aux oppositions des parlementaires.
Les loueurs en meublé non professionnels faisant de la location touristique et étant soumis au régime « micro-BIC » vont être imposés sur 20% (loueurs de meublés non classés) ou 21% (loueurs de meublés classés ou de chambres d’hôtes) de loyers en plus. Cette hausse de leur base d’imposition va se doubler d’une hausse de 1,4 point de la CSG prélevée sur leurs loyers. Seuls les loueurs relevant du régime réel des BIC ou encaissant des loyers exonérés y échapperont.
Les contribuables déclarant plus de 250 000 euros de revenus (le double pour les couples) et payent moins de 20% d’impôts vont être soumis à une contribution différentielle sur les hauts revenus en 2026. Cet impôt créé en 2025 est reconduit, et il perdurera tant que notre déficit public ne sera pas ramené sous les 3% du PIB. Ceux hébergeant leurs actifs privés dans une holding patrimoniale devront aussi s’acquitter de la nouvelle taxe de 20% instaurée par la loi de finances.
La CSG sur les revenus du capital passe de 9,2% à 10,6%, et le taux global des prélèvements sociaux de 17,2% à 18,6%. Cette hausse va impacter doublement les épargnants cette année car elle va s’appliquer sur les gains générés par leurs placements financiers en 2026, mais aussi sur leurs plus-values mobilières encaissées en 2025. Seuls les produits des contrats d'assurance-vie et des bons ou contrats de capitalisation, les gains de l'épargne logement (CE et PEL) exonérés d'impôt et les produits, rentes et primes issus des plans d'épargne populaires (PEP) échappent à la hausse et resteront soumis à 9,2% de CSG (et 17,2% de prélèvements sociaux). Les revenus du patrimoine perçus à compter de 2025 sont aussi concernés, sauf les revenus fonciers.