Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
Nouveau record pour le CAC 40
L’indice parisien a signé un nouveau record ce mercredi à 8 438,52 points, surpassant le précédent, atteint aussi en séance, en date du jeudi 12 février. Cette semaine, de bons résultats d’entreprises ont été publiés mais les inquiétudes autour de l’impact de l’IA sur de nombreux secteurs (logiciels, données, assurances, banques…) ont continué de peser sur le sentiment de marché. Les actions des éditeurs de logiciels ont décroché, les investisseurs redoutant que l’essor de l’IA ne vienne bouleverser leurs modèles économiques et rogner leurs marges à moyen terme. Ces craintes perturbent les valeurs de croissance, mais la Bourse reste globalement orientée à la hausse. Ainsi, jeudi dernier, le CAC 40 a gagné 0,33 %, avant de reculer de 0,35 % le lendemain. Au retour du week-end, la place parisienne a clôturé proche de l’équilibre (+ 0,06%) dans des volumes faibles liés à la fermeture de Wall Street lundi pour le Presidents’ Day. Mardi, le CAC 40 a avancé de 0,54 %, puis a continué sa hausse ce mercredi pour terminer à 8 429,03 points (+ 0,81 %), gagnant 1,39 % sur la semaine. Du côté des valeurs, EssilorLuxottica et Sanofi ont chacune perdu 5,9 % sur la période, enregistrant les plus mauvaises performances. À l’inverse, Safran a bondi de 13,9 % et signe la meilleure progression.
Les marchés mondiaux s’interrogent
Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, les investisseurs se sont montrés circonspects aux États-Unis. Sur la semaine en date de mardi soir, amputée d’une séance pour cause de Presidents’ Day, le S&P 500 a cédé 1,42 % à 6 843,22 points, quand le Nasdaq Composite a lui dévissé de 2,27 % ! La faute aux inquiétudes autour de l’IA, et surtout en raison des investissements massifs nécessaires à son développement, qui risquent de déstabiliser les bilans de certains acteurs majeurs (lire page 6). Parallèlement, les marchés s’alarment des conséquences pour certains secteurs, des logiciels jusqu’à la banque. Par ailleurs, l’inflation américaine s’est établie à 2,4 % en janvier, soit une décélération plus forte qu’espéré mais toujours loin des 2 % visés, ce qui a pesé sur les Bourses d’outre-Atlantique. En Asie, le Nikkei japonais a subi un petit coup d’arrêt en se repliant de 0,88 %. Après l’euphorie de la large victoire électorale de la Première ministre Sanae Takaichi, des questions se posent sur les largesses fiscales promises au regard de l’ampleur de la dette nationale : le FMI s’en est ému, lançant un avertissement à ce sujet. Le CSI chinois et le Hang Seng hongkongais affichent des replis respectifs de 1,13 % et 2,06 % peu significatifs en raison des jours fériés liés au Nouvel An lunaire. Enfin, en Europe, le DAX allemand résiste et est resté stable sur la semaine (+ 0,04 %).