Le taux d’épargne des ménages a atteint 18,3% du revenu disponible brut en France en 2025, en hausse de 0,1 point par rapport à 2024. Hors période Covid, il faut remonter à 1979 pour retrouver un pourcentage équivalent.
Trois facteurs expliquent ce record, selon Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne. D’abord la succession de crises se succédant depuis 2020 (Covid-19, guerre en Ukraine, guerre à Gaza, vague inflationniste, crise politique en France, retour de Donald Trump…) a conduit les ménages à se constituer puis à maintenir une forte épargne de précaution depuis cinq ans. Le vieillissement démographique est également en cause, étant entendu que plus une population est âgée et plus elle épargne. S’ajoutent à cela les doutes des actifs sur la pérennité du système de retraite, qui tendent à accroître l’épargne des ménages. Enfin, notre taux d’épargne est boosté par les bons rendements des placements financiers ces dernières années. Les Français capitalisent et consomment peu les gains issus de leurs placements, à la différence des Américains, et le réemploi de ces gains augmente naturellement le taux d’épargne financière.