Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
Un rebond fragile pour le CAC 40
En fin de semaine dernière, le CAC 40 clôturait dans le rouge, les investisseurs redoutant une perturbation durable de l’approvisionnement énergétique liée au conflit au Moyen-Orient. La situation géopolitique s’est aggravée avec les menaces de l’Iran de prolonger la guerre et de maintenir le détroit d’Ormuz fermé. En ce début de semaine calendaire, les marchés ont profité d’une accalmie sur les cours du pétrole, les regards se concentrant davantage sur les décisions de politique monétaire des banques centrales, même si la nervosité restait palpable. Malheureusement, l’accalmie fut de courte durée, les cours des hydrocarbures sont de nouveau repartis à la hausse ce mercredi, à la suite de l’annonce d’une frappe menée par les États-Unis et Israël contre des installations gazières en Iran. Dans le détail, la place parisienne a reculé de 0,71 %, jeudi dernier, et de 0,91 % vendredi. Au retour du week-end, le CAC 40 se reprenait, clôturant en hausse de 0,31 % lundi, et progressant de 0,49 % mardi. Mercredi, l’indice a terminé en très légère baisse de 0,06 % à 7 969,88 points. Du côté des valeurs, TotalEnergies signe une belle performance et bondit de 7,7 % sur la séquence. À l’inverse, Pernod Ricard enregistre la plus forte baisse de la période avec une chute de 6,7 %.
En Bourse, Une certaine confusion
Il ne s’agit pas d’une chute, mais bien d’une érosion : pour la troisième fois consécutive aux États-Unis, l’indice S&P 500 a, au terme de la « semaine » décalée dictée par le rythme de parution de La lettre, de nouveau reculé de 0,96 % à 6 719,09 points. Sur la période, le Nasdaq Composite a lui aussi cédé 0,96 %. De plus en plus confuse, mais toujours de mise, la guerre qui depuis le 28 février a embrasé le Moyen-Orient en est à sa troisième semaine. Le scénario central retenu par les marchés, celui d’une opération courte, fait débat. En attendant, le cours du Brent livrable en mai, qui était de l’ordre de 60$ en début d’année, oscille autour de 100$, un mauvais signal pour l’inflation. Les grandes banques centrales réunissent cette semaine leurs comités de politique monétaire. Celui de la Fed, encore présidée par Jerome Powell, sera suivi de près. En Asie, le Nikkei 225 s’est offert un rebond qui lui permet de terminer la séquence en hausse de 0,39 % quand en Chine, le CSI 300 (- 0,98 %) et le Hang Seng (+ 0,49 %) ont évolué en sens inverse. En Europe enfin, où le cours du produit gazier de référence, le TTF pour livraison en avril, est passé de l’ordre de 30 à 50€/MWh depuis le début de la crise, le DAX 40 s’est tassé de 0,99 % sur la semaine. La tension du Bund consécutive au déclenchement de la guerre s’est apaisée, et la BCE se réunira demain.