Le chiffre publié le 18 juin 2026 par l’Ined (Institut national d’études démographiques) donne le vertige. D’après ses projections, la France pourrait compter 65,9 millions d’habitants seulement en 2070, soit 3,2 millions de moins qu’en 2026. Une telle décroissance est une première.
Selon l’étude, la population française va continuer à croître de 56 000 personnes par an en moyenne jusqu’en 2037, avec un pic à 69,8 millions contre 69,1 millions aujourd’hui. Mais le solde naturel constitué de la différence entre les naissances et les décès étant déjà négatif depuis 2025, cette croissance ne serait portée que par l’immigration, avec un solde migratoire (la différence entre les entrées sur le territoire et les départs) estimé à plus de 150 000 personnes par an en moyenne. A partir de 2037, en revanche, le solde migratoire ne devrait plus suffire à compenser le déficit naturel, et la population devrait diminuer de 118 000 personnes par an en moyenne. Résultat, elle pourrait être ramenée en 2070 à son niveau de 2014, soit 66,1 millions d’habitants. D’autres scenarii sont envisagés par l’Institut, avec une population réduite à 61 millions en 2070 dans le schéma le plus pessimiste et relevée à 71 millions dans le schéma le plus optimiste. Tout dépendra de l’évolution du taux de fécondité et du solde migratoire au cours des 40 prochaines années.